Jacques Mellick dit être "serein", malgré sa défaite et la victoire "d'une droite petite, à l'image de son leader". Stéphane Saint-André, le vainqueur, se réclame de gauche ainsi que son allié Bernard Seux, tandis que l'autre allié Olivier Gacquerre est du Modem.
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dimanche 16 mars 2008
Jacques Mellick : "Béthune est dans les mains d'une droite petite, à l'image de son leader"
jeudi 13 mars 2008
Mellick accuse la liste du dissident PS, Stéphane Saint-André, d'être de droite.

L'avenir de Béthune, justement, est des plus incertain. L'alliance, ou front anti Mellick, espère conquérir la mairie, chasse gardée de Jacques Mellick depuis 31 ans. Fort de leur 58% cumulés au premier tour, ils n'ont plus que deux jours pour convaincre les électeurs du bien fondé de la fusion. "Des finances opaques", "des projets pharaoniques", "une gestion autocratique"... Les trois têtes de listes parlent d'une seule et même voix lorsqu'ils adressent leurs reproches au maire sortant.
Joint plus tard dans l'après-midi, Stéphane Saint-André a rappelé qu'il avait toujours sa carte au Parti socialiste. "Quoi qu'il arrive dimanche, il y aura un maire socialiste à la mairie", a-t-il déclaré.
Coup dur pour les indécis, la guerre Saint-André - Mellick n'aura pas lieu à la télévision. Le débat entre les deux têtes de liste, prévu ce soir sur France 3 région, a été annulé dans l'après-midi. Selon Jacques Mellick, ses adversaires sont à l'origine de ce changement de programme.
La version de Stéphane Saint-André est tout autre. "Je n'ai jamais donné mon accord", explique-t-il. Selon lui, la fusion des listes est bien vue à Lille, mais décriée à Béthune dans les reportages réalisés par la chaîne. Résultat: la rencontre au sommet aura lieu dimanche, dans les urnes.
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Béthune: Le "plan à trois" contre Jacques Mellick

Du PC au Modem, l’équipe conduite par le trio Saint-André (PS), Gacquerre (Modem), Seux (sans étiquette) veut désormais rassembler les électeurs autour d’un projet « cohérent » disent-ils, mais surtout étonnamment consensuel. Normal, les programmes qu’ils défendaient au premier tour n’étaient pas si différent que ça.
Stéphane Saint-André
Stéphane Saint-André
"Ensemble pour l'avenir des Béthunois", plus qu'un slogan, "une philosophie", a expliqué Olivier Gacquerre.Olivier Gacquerre:
Olivier Gacquerre:
Si du côté des candidats les étiquettes n’ont pas d’importance, les Béthunois ne pourront pas compter sur leurs repères traditionnels pour faire leur choix. Il voteront effectivement pour l’avenir de Béthune, mais surtout pour ou contre la prolongation de l'ère Mellick.
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mercredi 12 mars 2008
A Béthune, le front anti-Mellick se fait sans les Verts

Stéphane Saint-André est numéro un de la liste «Ensemble pour l'avenir de Béthune», initialement conduite par ... Olivier Gacquerre.
De son côté, le dissident socialiste n’a jamais écarté l’hypothèse d’un ralliement au Modem au second tour. La semaine dernière, il a même confié avoir «mis au courant les gens qui risqueraient de faire les frais d'un éventuel rapprochement avec le Modem.» Si les Verts savaient qu'ils étaient sur le siège éjectable, ils ont misé jusqu'au bout sur le maintien de la liste «en l'état» au deuxième tour. Mais dimanche soir, les espoirs tombent à l'eau. Même réunis, les scores de Saint-André et de Seux n'égalent pas celui de Mellick. Les tractations d'entre-deux tours ont donc conclu à la création de ce véritable commando, à l'assaut d'une forteresse imprenable depuis 1977.
Reste à savoir comment les électeurs de gauche, écolos ou non, réagiront dimanche. Les Verts reportiront-ils leurs voix sur Mellick? «Les électeurs sont adultes», ruse le secrétaire régional adjoint. Il ne donne pas de consignes mais reconnaît que «ces jeux politiques complexes et mal foutus ne sont pas d’une grande clarté pour les électeurs.» Ils trancheront la question dimanche.
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mardi 4 mars 2008
A Béthune, Mellick rafle tous les soutiens: les vidéos
Dès le 21 janvier, Jacques Mellick a démarré la campagne avec les encouragements de Daniel Percheron, sénateur et président du Conseil Régional Nord-pas-de-calais. Le lendemain, c’est le porte-parole du parti Julien Dray qui se range derrière la liste Mellick. Parce qu’il connaît « Jacques depuis très longtemps », il sait que l’essentiel se jouera au premier tour, comme en 2002. « Le 9 mars et le mieux ce serait que ce ne soit que le 9 mars », il invite les béthunois à « être les premiers à voter pour ne pas rater le train. » Député de la 10ème circonscription du Pas-de-calais, Serge Janquin rejoint le concert de louanges. Un brin philosophe, il se souvient qu’ « autrefois Jacques Mellick c'était gagner. Gagner tous les combats politiques. Et quelque part il s'épuisait dans cette gagne et se perdait un peu lui-même. » En tout cas, il ne perd pas le soutien de ce proche à ses côtés depuis plus de trentes ans. Avec Mellick, il avait soutenu Dominique Strauss-Kahn lors des primaires socialistes de 2006. S’en suit un véritable défilé des grands noms du socialisme local et national. Pierre Moscovici, Jean-Pierre Corbisez, Dominique Dupilet. Jacques Mellick devra attendre le 25 février avant d’accrocher à son tableau de chasse la bénédiction sur le tard du chef du parti. François Hollande, en visite à Béthune ce jour là, apporte définitivement l’appui du PS. En un mois, le maire de Béthune qui fut notamment trésorier de la fédération du Pas-de-Calais pendant près de 20 ans, aura au moins unifié le PS au delà des murs de sa ville.
François Hollande:
Pas facile de rassembler contre Jacques Mellick au sein de l’appareil du parti. Du coup, le palmarès est tout autre chez ses concurrents de gauche. Interdit de résidence dans les bureaux de la section béthunoise, Bernard Seux se présente sans étiquette. Chez Stéphane Saint-André, on se félicite tout de même d’avoir reçu les encouragements du député maire de Bègles, le Vert Noël Mamère. Mais toujours rien à se mettre sous le clique. Au Modem, Olivier Gacquerre compte surtout sur le soutien du député UMP André Flajolet, élu dans la 9ème circonscription du Pas-de-calais depuis 2002, pour convaincre les béthunois. Mobiliser les soutiens, c'est bien. Les électeurs, c'est une autre histoire. Et celle là ne se déroule pas sur la toile.
André Flajolet:
Marie-Adélaïde Scigacz
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