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dimanche 16 mars 2008

Jacques Mellick : "Béthune est dans les mains d'une droite petite, à l'image de son leader"

Jacques Mellick dit être "serein", malgré sa défaite et la victoire "d'une droite petite, à l'image de son leader". Stéphane Saint-André, le vainqueur, se réclame de gauche ainsi que son allié Bernard Seux, tandis que l'autre allié Olivier Gacquerre est du Modem.




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jeudi 13 mars 2008

Mellick accuse la liste du dissident PS, Stéphane Saint-André, d'être de droite.





Dimanche dernier, Jacques Mellick a réuni 41.4% des électeurs béthunois. En tête, il doit désormais faire face au front constitué par ses trois adversaires du premier tour: Olivier Gacquerre du Modem (23.7%), Stéphane Saint-André du PS (22.11%) et l'ancien maire sans étiquette, Bernard Seux (12.42%). Joint par téléphone, le maire sortant ne mâche pas ses mots. Pour lui "Ensemble pour l'avenir de Béthune" est une liste... de droite.


L'avenir de Béthune, justement, est des plus incertain. L'alliance, ou front anti Mellick, espère conquérir la mairie, chasse gardée de Jacques Mellick depuis 31 ans. Fort de leur 58% cumulés au premier tour, ils n'ont plus que deux jours pour convaincre les électeurs du bien fondé de la fusion. "Des finances opaques", "des projets pharaoniques", "une gestion autocratique"... Les trois têtes de listes parlent d'une seule et même voix lorsqu'ils adressent leurs reproches au maire sortant.

Confiant et un brin remonté, Jacques Mellick réagit au quart de tour. Soutenue par l'UMP par l'intermédiaire du député André Flajolet, la liste menée par le dissident PS et ancien directeur de cabinet du maire de Béthune, serait... sponsorisée par le parti de Nicolas Sarkozy.




Joint plus tard dans l'après-midi, Stéphane Saint-André a rappelé qu'il avait toujours sa carte au Parti socialiste. "Quoi qu'il arrive dimanche, il y aura un maire socialiste à la mairie", a-t-il déclaré.

Pour Mellick, le défi est de récupérer des voix données dimanche dernier à l'un de ses trois concurrants. Une mission de taille qui n'effraie pas ce vieux (et sulfureux) routard du PS. Au lendemain de la présentation de la nouvelle liste Saint-André, revendiquée comme une alliance du PC au Modem, Mellick doute des capacités à rassembler d'une telle fusion et donne sa version de l'entre-deux tours.





Coup dur pour les indécis, la guerre Saint-André - Mellick n'aura pas lieu à la télévision. Le débat entre les deux têtes de liste, prévu ce soir sur France 3 région, a été annulé dans l'après-midi. Selon Jacques Mellick, ses adversaires sont à l'origine de ce changement de programme.





La version de Stéphane Saint-André est tout autre. "Je n'ai jamais donné mon accord", explique-t-il. Selon lui, la fusion des listes est bien vue à Lille, mais décriée à Béthune dans les reportages réalisés par la chaîne. Résultat: la rencontre au sommet aura lieu dimanche, dans les urnes.


Marie-Adélaïde Scigacz (propos recueillis par Tiphaine Thuillier)


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Béthune: Le "plan à trois" contre Jacques Mellick

A Béthune, la liste Anti Mellick donne l’apparence de l’unité. Dimanche dernier, ils étaient adversaires. Aujourd’hui, ils revendiquent un programme commun.



Du PC au Modem, l’équipe conduite par le trio Saint-André (PS), Gacquerre (Modem), Seux (sans étiquette) veut désormais rassembler les électeurs autour d’un projet « cohérent » disent-ils, mais surtout étonnamment consensuel. Normal, les programmes qu’ils défendaient au premier tour n’étaient pas si différent que ça.
Stéphane Saint-André
« Ensemble pour l’avenir de Béthune » (c’est le nom de leur liste), ils ont décidé de chasser Jacques Mellick d’un siège de maire qu’il occupe depuis 1977. Leur argument imparable : les mathématiques. Mellick a fait près de 42% des voix au premier tour. Soit 58% d’électeurs potentiels pour la liste d’alliance. Une « tambouille » politique admet Stéphane Saint-André. En contre-attaque, Mellick dénonce ce mariage de raison.


Stéphane Saint-André
"Ensemble pour l'avenir des Béthunois", plus qu'un slogan, "une philosophie", a expliqué Olivier Gacquerre.

Hier, Jacques Mellick a profité de la visite du maire sortant de Calais Jacky Hénin (PC), pour se placer en candidat de la gauche face à la liste d’alliance. « Une liste de droite », provoque-t-il. En ligne de mire, Olivier Gacquerre, le candidat Modem soutenu au premier tour par le député UMP André Flajolet. Solidaire, le trio revendique l’ouverture « pour le bien de Béthune et des Béthunois. »

Olivier Gacquerre:

A tour de rôle, Bernard Seux, Olivier Gacquerre et Stéphane Saint-André vantent les mérites du rassemblement. Du premier étage d’un café de la Grand Place de la ville, ils lancent leur « appel du 12 mars », l’appel du «tout sauf Mellick. »


Olivier Gacquerre:

Reste à savoir dans quel camp les électeurs choisiront de donner leur voix. Les électeurs de gauche accepteront-ils une alternative à Jacques Mellick qui passent par le Modem ? Les électeurs de droite parieront-ils sur une liste «d’ouverture » à gauche ? Doit-on s’attendre à un fort taux d’abstention ?

Si du côté des candidats les étiquettes n’ont pas d’importance, les Béthunois ne pourront pas compter sur leurs repères traditionnels pour faire leur choix. Il voteront effectivement pour l’avenir de Béthune, mais surtout pour ou contre la prolongation de l'ère Mellick.


Marie-Adélaïde Scigacz (sons recueillis par Tiphaine Thuillier)

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mercredi 12 mars 2008

A Béthune, le front anti-Mellick se fait sans les Verts




A l’issue d’un premier tour favorable à Jacques Mellick (41.4%), les trois adversaires du maire de Béthune ont fusionné leurs listes, bien décidés à lui barrer la route. Les Verts dénoncent une alliance avec un Modem béthunois soutenu par l’UMP et retirent leur soutien à la liste du candidat dissident Stéphane Saint André (22.11%).

Stéphane Saint-André voulait « Rassembler à Béthune ». Depuis hier, c’est chose faite, autour d’un mot d’ordre : Un pour tous, tous contre Mellick. L’ancien directeur de cabinet du maire sortant a pris la tête de ce qu’il convient d’appeler le « front anti-Mellick ». Ce soir, il présentera à la presse (Chroniques de mars inclu) le contenu de sa liste qui réunit les trois rivaux du premier tour : le Modem Olivier Gacquerre (23.7%), le dissident Saint-André et l’ancien maire sans étiquette de gauche (si,si) Bernard Seux (12.42%). Du côté des Verts de la région, soutiens depuis le début de la liste Saint-André, on ne digère pas le cocktail PS-Modem béthunois.

« Nous ne soutiendrons pas une liste dans laquelle il y a des gens favorables à la politique de Sarkozy », lance le secrétaire régional adjoint des Verts, Julien Lecaille, à l’intention d’Olivier Gacquerre. Soutenue par André Flajolet, le candidat centriste avait dépassé de peu Saint-André au premier tour. Il prend la troisième place sur la liste foutraque des «anti Mellick», incapable de décrocher seul une ville traditionnellement ancrée à gauche. Dans ces conditions, impossible pour les Verts d’imaginer à Béthune une entente à la lilloise, entre les trois partis. « Nous pouvons accepter à la marge des relations avec le Modem lorsqu’il se positionne vers la gauche. Là, le candidat modem est directement soutenu par un député UMP », accuse Julien Lecaille. L'alliance se fera donc sans l'appui des Verts.

Stéphane Saint-André est numéro un de la liste «Ensemble pour l'avenir de Béthune», initialement conduite par ... Olivier Gacquerre.

De son côté, le dissident socialiste n’a jamais écarté l’hypothèse d’un ralliement au Modem au second tour. La semaine dernière, il a même confié avoir «mis au courant les gens qui risqueraient de faire les frais d'un éventuel rapprochement avec le Modem.» Si les Verts savaient qu'ils étaient sur le siège éjectable, ils ont misé jusqu'au bout sur le maintien de la liste «en l'état» au deuxième tour. Mais dimanche soir, les espoirs tombent à l'eau. Même réunis, les scores de Saint-André et de Seux n'égalent pas celui de Mellick. Les tractations d'entre-deux tours ont donc conclu à la création de ce véritable commando, à l'assaut d'une forteresse imprenable depuis 1977.

Reste à savoir comment les électeurs de gauche, écolos ou non, réagiront dimanche. Les Verts reportiront-ils leurs voix sur Mellick? «Les électeurs sont adultes», ruse le secrétaire régional adjoint. Il ne donne pas de consignes mais reconnaît que «ces jeux politiques complexes et mal foutus ne sont pas d’une grande clarté pour les électeurs.» Ils trancheront la question dimanche.

Marie-Adélaïde Scigacz



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mardi 4 mars 2008

A Béthune, Mellick rafle tous les soutiens: les vidéos

Sur son blog, Jacques Mellick accumule les vidéos d’encouragement comme des trophées.


Jacques Mellick publie les photos de ses "politic-dating" sur son compte flickr

Dès le 21 janvier, Jacques Mellick a démarré la campagne avec les encouragements de Daniel Percheron, sénateur et président du Conseil Régional Nord-pas-de-calais. Le lendemain, c’est le porte-parole du parti Julien Dray qui se range derrière la liste Mellick. Parce qu’il connaît « Jacques depuis très longtemps », il sait que l’essentiel se jouera au premier tour, comme en 2002. « Le 9 mars et le mieux ce serait que ce ne soit que le 9 mars », il invite les béthunois à « être les premiers à voter pour ne pas rater le train. » Député de la 10ème circonscription du Pas-de-calais, Serge Janquin rejoint le concert de louanges. Un brin philosophe, il se souvient qu’ « autrefois Jacques Mellick c'était gagner. Gagner tous les combats politiques. Et quelque part il s'épuisait dans cette gagne et se perdait un peu lui-même. » En tout cas, il ne perd pas le soutien de ce proche à ses côtés depuis plus de trentes ans. Avec Mellick, il avait soutenu Dominique Strauss-Kahn lors des primaires socialistes de 2006. S’en suit un véritable défilé des grands noms du socialisme local et national. Pierre Moscovici, Jean-Pierre Corbisez, Dominique Dupilet. Jacques Mellick devra attendre le 25 février avant d’accrocher à son tableau de chasse la bénédiction sur le tard du chef du parti. François Hollande, en visite à Béthune ce jour là, apporte définitivement l’appui du PS. En un mois, le maire de Béthune qui fut notamment trésorier de la fédération du Pas-de-Calais pendant près de 20 ans, aura au moins unifié le PS au delà des murs de sa ville.

François Hollande:



Pas facile de rassembler contre Jacques Mellick au sein de l’appareil du parti. Du coup, le palmarès est tout autre chez ses concurrents de gauche. Interdit de résidence dans les bureaux de la section béthunoise, Bernard Seux se présente sans étiquette. Chez Stéphane Saint-André, on se félicite tout de même d’avoir reçu les encouragements du député maire de Bègles, le Vert Noël Mamère. Mais toujours rien à se mettre sous le clique. Au Modem, Olivier Gacquerre compte surtout sur le soutien du député UMP André Flajolet, élu dans la 9ème circonscription du Pas-de-calais depuis 2002, pour convaincre les béthunois. Mobiliser les soutiens, c'est bien. Les électeurs, c'est une autre histoire. Et celle là ne se déroule pas sur la toile.

André Flajolet:


Marie-Adélaïde Scigacz


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